L’écran méchant loup

Troubles de l’attention et du sommeil, addiction… La surexposition des enfants et des adolescents aux technologies numériques peut devenir un casse-tête. Comment mieux en encadrer l’usage ?

De l’agilité déconcertante avec laquelle les tout-petits manipulent la technologie, Mathilde a des exemples quotidiens. Lorsque son fils Marcel, 6 ans, parvient en quelques secondes à déverrouiller son Smartphone et à activer la lampe de poche là où elle avait échoué, elle dissimule difficilement ses sentiments mêlés de fierté et d’inquiétude : « Il n’essaye pas encore de tricher, mais il faudra vite mettre en place des systèmes de contrôle pour l’empêcher d’accéder à des contenus choquants. »

Jeux vidéo, poser les limites

À l’école aussi, le recours précoce aux écrans désarçonne les parents. « En CP, la maîtresse a mis en place des techniques éducatives qui passent par les tablettes, poursuit Mathilde. Je suis assez perplexe : c’est nécessaire, vu le monde dans lequel les enfants grandissent, mais ça me paraît tôt et ça génère le réflexe des écrans. » Un réflexe qui devient habitude. D’après Médiamétrie, 46% des 15-24 ans en France sont connectés sur leur Smartphone entre 18 heures et 22 heures. Confrontés à des mécanismes dont ils ignorent souvent les conséquences, les parents tergiversent. À plus forte raison face aux jeux vidéo.

Lire la suite dans La Vie n°3864 du 19 septembre 2019